Théorème ergodique

Le travail routinier étant écarté, nous poursuivons en illustrant la théorie générale par l'examen de quelques problèmes de convergence très particuliers mais tout à fait importants.

Théorème 1. Si U est une isométrie sur un espace de produit scalaire de dimension finie, et si est le sous-espace de toutes les solutions de U x = x , alors la suite définie par V n = 1 n ( 1 + U + + U n 1 ) converge lorsque n vers la projection orthogonale E = P .

Démonstration. Soit 𝒩 l'image de la transformation linéaire 1 U . Si x = y U y appartient à 𝒩 , alors de sorte que Ceci implique que V n x converge vers zéro lorsque x est dans 𝒩 .

D'autre part, si x est dans , c'est-à-dire U x = x , alors V n x = x , de sorte que dans ce cas V n x converge certainement vers x .

Nous achèverons la démonstration en montrant que 𝒩 = . (Ceci impliquera que tout vecteur est somme de deux vecteurs pour lesquels ( V n ) converge, de sorte que ( V n ) converge partout. Ce que nous avons déjà prouvé au sujet de la limite de ( V n ) dans et dans 𝒩 montre que ( V n x ) converge toujours vers la projection de x sur .) Pour montrer que 𝒩 = , on observe que x est dans le complément orthogonal de 𝒩 si et seulement si ( x , y U y ) = 0 pour tout y . Ceci implique à son tour que c'est-à-dire que x U x = x U 1 x est orthogonal à tout vecteur y , de sorte que x U 1 x = 0 , x = U 1 x , ou U x = x . En lisant le dernier calcul de droite à gauche, on voit que cette condition nécessaire est aussi suffisante ; il suffit de se rappeler la définition de pour voir que = 𝒩 . ◻

Cette démonstration très ingénieuse, qui fonctionne avec de très légères modifications dans la plupart des cas importants de dimension infinie, est due à F. Riesz.